banniere

Clinique Vétérinaire
de la Basse Dore

identifiant   mot passe  

Le comportement du chat

Avec une population de plus de 11 millions d'individus, le chat est devenu le compagnon préféré des Français.

En effet, quoi de plus facile à élever qu'un chat ?
C'est un animal qui s'accommode bien de la solitude, dort beaucoup, n'a pas besoin d'exercice et d'interactions comme un chien, peut rester seul dans un appartement pendant de longues heures, ou rester dehors sans que le milieu ne soit clos, et sans dégrader notablement l'environnement extérieur.

Et il est vrai que dans de très nombreux cas, tout se passe bien, ou si quelque chose ne va pas, c'est à l'insu du propriétaire, et donc ne lui pose pas de réel problème.

Mais il est souhaitable, afin de comprendre certains comportements et de s'éviter des désagréments de connaître les besoins éthologiques fondamentaux du chat.

Le comportement normal

Contrairement au chien, le chat n'est pas une espèce sociale, c'est à dire que les chats sont des animaux solitaires qui ne se regroupent qu'accidentellement, lorsque le milieu est très favorable : abondance des ressources alimentaires, abris confortables... Ceci explique que faire cohabiter plusieurs chats n'est pas forcément une chose facile.

Le développement comprotemental du chat est très rapide : à 2 mois, la période de socialisation est terminée. C'est pourquoi les chatons sauvages récupérés tardivement ont souvent du mal à se familiariser à l'homme, et ne tolèrent parfois qu'un nombre très restreint d'individus (voire une seule personne).

Le chat est attaché à son « domaine vital », c'est à dire son lieu de vie, qui est divisé en différentes zones d'activités :

  • un lieu de repos
  • un lieu pour faire ses besoins
  • un lieu pour jouer ou chasser
  • un pour s'alimenter…

Il a une vie assez ritualisée, et aura tendance à se livrer aux mêmes activités, aux mêmes heures, en empruntant le même chemin pour se rendre d'un endroit à l'autre.

C'est un animal à activité plutôt nocturne, bien qu'il s'adapte facilement à notre rythme de vie, mais en gardant toutefois une certaine propension à s'agiter la nuit.

Le chat est un prédateur carnivore qui occupe une grande partie de son temps à la chasse et à l'ingestion de ses proies.
Dans la nature, un chat aura tendance à faire 18 ou 20 petits repas d'environ 2 à 3 minutes chacun.
C'est pourquoi il ne faut surtout pas nourrir les chats en un seul repas par jour, comme on le fait traditionnellement pour les chiens.

Le chat est parfois également une proie, ce qui explique sa rapidité de réaction : fuite ou agression face à ce qu'il considère comme une menace.
Cette émotivité fait que le chat peut développer très rapidement une peur extrême et presque irréversible face à une attitude menaçante ou à une punition directe de votre part. Il associera immanquablement sa peur à l'individu qui sanctionne, et pas à la faute qu'il est en train de commettre, dont il n'a pas la moindre conscience.
Donc, les seules punitions utilisables en cas d'action indésirée sont indirectes : jet d'objet non vulnérant, pistolet à eau, bruit fort, mais le chat ne doit jamais savoir que cela vient de vous.

Le jeu chez le chaton correspond en fait à l'apprentissage de la prédation. C'est pourquoi il ne faut pas habituer votre chaton à jouer avec vos mains et vos pieds, si vous ne voulez pas qu'une fois adulte il vous « attaque » de façon parfois très vulnérante.

Le marquage facial (en frottant les joues contre un meuble ou une personne) est considéré comme une activité apaisante.
Les griffades augmentent généralement en cas de stress, mais sont de toute façon un comportement normal du chat, qui s'exerce sur différents supports, horizontaux ou verticaux.
C'est pourquoi votre chat ne comprendra pas que vous le punissiez lorsqu'il fait ses griffes sur le canapé : pour vous c'est une bêtise, mais pour lui, c'est tout à fait normal.
Il vous faudra donc faire preuve de tact et le dissuader de manière indirecte, si vous ne voulez pas qu'il se mette à avoir peur de vous.

Le chat non castré est un animal sexuellement très actif : les femelles peuvent avoir leurs premières chaleurs dès 4 mois et faire une portée dans les 2 mois qui suivent. Les mâles sont prêts à honorer 4 ou 5 femelles et vont donc parcourir les kilomètres nécessaires pour les rencontrer.
Le marquage urinaire est plus fréquent et plus odorant chez les animaux entiers. Il est donc difficile de garder un chat de compagnie non stérilisé.

Si certaines affections sont fréquentes chez les chats qui ont accès à l'extérieur (accidents, abcès suite à des bagarres, maladies infectieuses ou parasitaires), les troubles comportementaux et « psychosomatiques » sont plus fréquents chez les chats qui vivent en appartement.

Troubles comportementaux

Malpropreté.

Elle peut être urinaire, ou fécale, ou les deux.
Elle peut se produire aussi bien chez des chats d'appartements, que chez des chats qui ont libre accès à l'extérieur. La malpropreté urinaire peut être du marquage, ou de l'élimination dans un endroit inapproprié, ou les deux.

Un examen clinique soigneux est nécessaire afin d'éliminer toutes les causes somatiques, qui sont nombreuses.
L'examen comportemental est complexe et doit permettre de révéler toutes les modifications, même les plus infimes du domaine vital, pouvant générer un stress: un simple changement d'horaire de travail peut être une perturbation.

Prévention.

De nombreuses précautions sont à prendre :

  • la litière doit être dans un endroit calme, éloigné de l'emplacement du repas du chat, et accessible tout le temps
  • la caisse doit être changée très fréquemment, les matières fécales doivent être éliminées tous les jours.
    La forme de la caisse doit être adaptée à la morphologie et à l'état de santé du chat : assez grande pour qu'il tienne dedans la queue tendue, pas trop haute si le chat est tout jeune, ou au contraire vieux et arthrosique. Si elle est couverte, la porte battante ne doit pas lui faire peur ou risquer de le coincer ; l'odeur d'urine à l'intérieur ne doit pas être trop forte. Lorsque l'animal est habitué à une litière, il faut éviter de le changer et se méfier des parfums et déodorants : son odorat est infiniment plus fin que le notre et un parfum peut être un très violent désagrément pour lui. Utiliser avec précaution certains fond de litière qui font du bruit, de même que les litières agglomérantes qui peuvent stresser certains chats par le bruit qu'elles font lorsqu'elles absorbent l'urine.
    Si votre maison est grande ou a plusieurs étages, prévoir plusieurs litières et on conseille si vous avez plusieurs chats de disposer une litière de plus que le nombre de chats.
  • Attention, toute modification d'un groupe : introduction ou disparition d'un animal ou d'un humain ; arrivée d'un nouvel « ennemi » à l'extérieur peut engendrer de la malpropreté.

Agressions

C'est le deuxième motif de consultation de comportement du chat. Elles peuvent être de diverses natures :

  • l' agression par irritation : c'est la morsure du chat installé sur les genoux que l'on caresse : subitement, il grogne ou feule et mord. Cette morsure est en général précédée de signes avant coureurs qu'il ne faut pas négliger : frissonnement de l'échine, mouvements de queue. Il faut essayer de stopper les caresses dès qu'on les repère.
    Il est difficile de trouver une explication à cette attitude très répandue : peut-être une intolérance au contact chez des chats trop peu manipulés par des humains pendant la période sensible, ou au contraire trop manipulés, par exemple par de petits enfants, pas toujours très doux.
  • l'agression par peur : c'est le chat coincé sous le canapé, ou au fond du couloir basculé sur un flanc, oreilles en arrière, pupilles dilatées, replié sur lui-même qui feule et charge si vous vous approchez au delà d'une certaine limite.
    Ce type d'agression existe chez des chats mal familiarisés à l'homme, ou ayant subi des punitions directes. Dans ce cas, surtout ne pas s'approcher davantage, et lui laisser une possibilité de repli ou de fuite.
  • l'agression de prédation : c'est le chat embusqué derrière une porte, ou tapi à côté de sa gamelle vide, qui va vous sauter dessus lorsque vous passez et vous labourer les jambes à coup de griffes et dents.
    Ce type d'agression est fréquent chez les chats qui vivent en milieu fermé, sans aucune activité possible et avec une nourriture rationnée.
    La prévention passe donc par un enrichissement du milieu : postes d'observation en hauteur à proximité des fenêtres, jouets et mobiles et alimentation par le biais de jouets distributeurs qui permettent au chat de simuler des séquences de chasse pour obtenir sa nourriture.

Pathologies somatiques anxieuses

L'obésité et la boulimie sont des pathologies fréquentes des chats vivant en appartement, et manquant d'occupation et d'activité. Ce sont des problèmes souvent méconnus des propriétaires de chat qui ne se rendent pas compte qu'ils sont la manifestation d'un état de mal être. Certaines cystites sont probablement également d'origine anxieuse.
Le léchage exacerbé de certaines parties du corps, conduisant à des dépilations est également une manifestation d'anxiété.

La prévention de ces affections passe par l'enrichissement du milieu de vie, la réorganisation de la distribution alimentaire, l'aménagement d'un accès à l'extérieur, quand c'est possible, et l'harmonisation des relations entre les différents habitants du foyer, humains ou animaux.

  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
  • photo
telephone 

Urgences

Sur appel téléphonique

telephone

Tél : 04 73 94 70 03

Nous contacter

mail